Blogue du maire

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Une leçon tirée du recensement

  • Écrit par Cyrille Simard
  • Publié le 10 mars 2017

Les données du recensement 2016 viennent d’être publiées. On y retrouve de bonnes nouvelles pour Edmundston. Un accroissement démographique, c’était du jamais vu ici depuis très longtemps.

Depuis 1981, nous étions sur une pente descendante. Pas différents de bien d’autres villes du nord de la province en fait. En tout et partout, depuis 1981, c’est presque 2000 personnes de moins sur le territoire municipal. C’est majeur.

Alors, 500 personnes de plus dans la municipalité, selon le dernier recensement, on a le droit de s’en réjouir. Ce n’est pas l’Eldorado, c’est certain. Mais c’est quand même un rattrapage important. C’est près du quart de la population, perdue depuis 35 ans, qui a été rattrapée en seulement cinq années !

De plus, cette augmentation est en grande partie attribuable à une arrivée de nouvelles familles. Les unités familiales ont augmenté de 3,2%, c’est-à-dire à peu près la même augmentation que la population générale (3,4%). Dans un contexte de vieillissement démographique, cela est d’autant plus intéressant.

On pourrait jaser longuement des raisons qui expliquent cet accroissement de la population. En l’absence des détails plus élaborés du recensement, qui seront publiés plus tard, bien des scénarios sont possibles. C’est prématuré de s’étendre là-dessus.

Carte3RegionsGrandMais une chose est certaine. Observons l’ensemble des municipalités qui nous entourent. Seules Saint-Quentin et Edmundston ont connu une augmentation de la population dans les 5 dernières années.

Alors j’ai une question simple pour vous. Est-ce que c’est viable ? Est-ce qu'on poursuivre à ce rythme?

On a beau s’engager à valoriser nos attraits et nos atouts. On a beau développer des projets communautaires rassembleurs. On a beau se prendre en charge et se retrousser les manches pour relever les nombreux défis. Les résultats sur le terrain montrent que toute la région est affectée.

Or, comprenez-moi bien. Je ne me réjouis pas des baisses de population chez nos voisins. Je ne veux pas insinuer que nos voisins ne font pas des efforts pour développer leur municipalité. Au contraire, tout le monde fait son possible.

Ce que je dis est très simple. Si le bassin de population de l’ensemble de notre région diminue (et c’est le cas dans la réalité) c’est TOUTE la région qui en souffre. Notre ville aussi en souffre à titre de pôle régional de services et de commerces.

Avec Saint-Quentin, nous avons sûrement fait quelque chose de bien à Edmundston pour obtenir de bons résultats. Je suis persuadé que nos amis du Haut-Madawaska, bientôt regroupés en une seule municipalité rurale, visent à en faire autant et ils le font déjà en se regroupant. C’est la même chose pour les municipalités du Bas-Madawaska / Victoria. Et que dire de nos amis du Nord du Maine et de ceux du Témiscouata ?

Il ne faut pas se faire d’illusion.

Tel un tsunami, la vague démographique est vaste et profonde. Penser le contraire, c’est s’abandonner au sort de forces qui sont bien plus grandes que nous et que nous ne maitrisons pas. C’est abandonner tout court en fait.

Il est donc, plus que jamais primordial de se prendre en main non seulement comme ville mais aussi comme région. Une région forte, solidaire et unie autour d’une vision optimiste et inclusive.

Et il faut traduire cette volonté en action réelle et stratégique. Nous avons cette obligation. Nous le devons à ceux et celles qui nous ont précédés et surtout à ceux et celles qui nous suivent et qui veulent « Réussir Ici ».

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Des Fêtes dans la reconnaissance!

  • Écrit par Cyrille Simard
  • Publié le 22 décembre 2016

Au nom de mes collègues du conseil municipal et de l'ensemble des employés municipaux, je vous souhaite de très Joyeuses Fêtes et une Nouvelle Année remplie de solidarité et de petits et grands bonheurs! Soyons reconnaissants pour la chance que nous avons de vivre dans cette ville que nous aimons! Que l'année 2017 soit Forte de Nature pour nous tous et toutes!

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Excusez-nous, mais...

  • Écrit par Cyrille Simard
  • Publié le 17 août 2016

Le comité éditorial du Telegraph Journal nous conseillait ce matin dans un éditorial (téléchargez ici) que nous devrions envisager le bien commun en ce qui concerne le projet de pipeline de TransCanada.

eau-potableNous ne pouvons qu'être en accord. Faire le contraire mettrait essentiellement la seule source d’eau potable de toute une population à risque.

Parce que, vous voyez, c'est le nœud du problème. Edmundston n’essaye pas d’être belligérante ni d'arrêter le développement économique de cette province. Nous essayons de protéger notre eau potable.

Dans cet éditorial du 17 aout, l'auteur omet de mentionner que les résidants d'Edmundston et de la Première nation malécite du Madawaska n’ont qu’une source souterraine d’approvisionnement en eau potable. Si elle était contaminée, nous n’aurions pas d'eau potable jusqu'à la construction d'une couteuse usine de traitement des eaux et des installations nécessaires. Je le répète: PAS d’eau potable.

Comment pensez-vous que cela affecterait les citoyens, les entreprises, l'hôpital et les écoles? N’est-ce pas cela, le bien commun ?

Nous avons également été informés par l'éditorialiste que nous devrions étudier la sécurité des pipelines. C’est ce que nous avons fait. En profondeur. Nous avons toujours dit que nous n’étions ni pour ni contre le pipeline. Nous sommes contre le tracé proposé qui passe directement dans notre bassin versant protégé par la province. J’ai honnêtement de la difficulté à imaginer que quelqu'un ne comprenne pas cela.

Quant à l'argument selon lequel des trains contenant des matières dangereuses passent à Edmundston quotidiennement, ils ont raison. Cependant, aucun de ces trains ne traverse notre seule et unique source d'eau potable.

Nous devons nous demander comment cela peut même être remis en question ou comment nos exigences ne soient pas prises au sérieux par l'équipe éditoriale. On a nos doutes.

On parle ici d'un approvisionnement en eau potable. Ils devraient se demander ce qu'ils feraient s'ils étaient placés dans nos chaussures. Je vous assure que je ne veux certainement pas être le maire qui sera poursuivi devant les tribunaux dans l’avenir pour avoir manqué à mon obligation de protéger une telle nécessité.

Excusez-nous, mais la situation d'Edmundston est unique au Canada et doit être considérée comme telle. Au lieu d'être fustigés par ce journal, nous devrions être soutenus.

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